La Comtesse                      Paroles et musique: José van Waveren                                                   

 

 Quand je serai morte ils viendront à ma porte,

en pleurant mais surtout, ils viendront pour les sous,

que je n’aurai plus, car j’aurai tout bu.

Ils ne m’ont jamais vue quand je voguais les rues.

 

Ils m’ont seulement connue comme la Comtesse.

Celle de la charité et de la sagesse.

Celle qui avait le bon coeur pour les minorités,

les noirs, les pédés, les clochards, les déprivés.

 

La riche dame pauvre sans amant, ni enfant,

qui s’est identifiée avec les mendiants,

qu’elle a soignés dans la rue avec la soupe de Noel.

C’est là où j’m’suis perdue dans les yeux de Joel, lalala etc.

 

Joel, d’une trentaine d’années.

Un bon-à-rien, un charmeur, un drogué.

Il m’a séduite un jour, il m’a appris l’amour.

Et puis il m’a appris le vin,

c’était le début de la fin

de ma vie de Comtesse,

qui donnait de sa richesse.

Les nuits on rôdait les rues,

la tête et le coeur perdus.

 

Une nuit en buvant un bon coup.

Il m’a laissée en prenant mes sous.

Il m’a ruinée, j’étais épuisée

Et puis il m’a volée le bonheur,

j’ai failli perdre mon coeur.

Et moi, la pauvre Comtesse,

toute seule dans la détresse.

J’ai failli crever parmi les sans-foyer.

 

Je me suis reprise et j’ai refait ma vie.

J’ai laissé cet histoire dans coin d’ma mémoire.

Et j’ai recommencé à donner mon coeur

aux moins fortunés en manque de bonheur.

 

Ce ne sont pas les sous qui nous rendent heureux

C’est seulement l’amour qu’on donne aux malheureux

Et c’est voilà pourquoi à mon dernier jour

dans mon testament y’ aura pas d’argent, mais,

IL Y AURA DE L’AMOUR. 

 

© José van Waveren, 2003