Mélodie matinale

Le monde s’éveille
L’horloge sonne
Les oiseaux chantonnent
Et le chat a faim
Et je me lève
Je quitte mes rêves
Le jour commence
La nuit déjà loin

Le soleil n’a pas envie
de chasser les nuages
Le ciel est tout gris
Et, sans un bruit

J’ouvre la fenêtre
Les voitures passent
Les amants s’enlacent
Un nouveau matin

Où vont ces gens
Dans leur voitures?
Qui les attend?
Quel est leur travail?
Ont-ils envie de vivre leur vie
Jour après jour
Nuit après nuit?

Oui je me demande tout ça
Mais le chat il veut manger
Je lui donne son petit déjeuner
Et petit à petit
Le soleil a chassé le gris
Il fait jour:
Bonjour la vie

©José van Waveren 2004

 

Au lever du soleil

J’aime l’heure de la journée
Où je vois le soleil se lever
Tout le monde dort encore
Et moi, je suis dehors
Tous les oiseaux de la nuit
Il se sont rendormis
Au lever du soleil
Ils ont repris le sommeil

Je vais courir dans le bois
Et soudain j’éclate de joie
Il y a une immense lumière
La beauté de ce lueur
Me fait sursauter le cœur
Je vais prendr’ ma vie en main
Demain je partirai au loin

Car ce matin, il m’est venue une idée
L’heure où je vis le soleil se lever
Je me suis dit: ”Alors refais-ta vie
Jusqu’ici tu t’étais endormie”

Alors j’ai pris mon sac à dos
Et j’ai monté mon vélo
Pour courir le monde
Trop longtemps j’en ai rêvé
Il faut mieux le réaliser
Il faut vivre sa vie
Sans regrets et sans ennuies

Ensuite j’ai vu tant de pays
et j’ai connu tant d’amis
La vie c’était une grande fête
Mais malgré ma liberté
La solitude vint gratter
Sous ma masque de bonn’ humeur
La doute a frappé à mon cœur

Car ces jours-ci au lever du soleil
Je m’ trouve toute seule après le sommeil
Car ceux que j’aime ils se trouvent ailleurs
Et soudain je sens couler mes pleurs

Alors j’ai pris mon sac à dos
J’ai remonté mon vélo
Pour changer de route
Car là où j’appartiens
C’est sans doute parmi les miens
La plus grand’ aventure
C’est l’amour qui dure

© José van Waveren 2005

 

La terre d’Angleterre

La terre d’Angleterre m’a métamorphosée
Elle est dans une manière étrangement mystifiante
La brume sur les vallées
Les moutons dans les prés
La terre d’Angleterre m’a hantée

La terre d’Angleterre m’a métamorphosée.
Elle est dans une manière étrangement fascinante
Ses cercles de pierres
qui portent des mystères
La terre d’Angleterre m’a hantée

La terre d’Angleterre, elle m’a captivée
Son air, son atmosphère étrangement sacrés
La pluie sur les collines
La lune sur ses ruines
Images incomparables
Des villages adorables
O terre d’Angleterre, Terre Sacrée

© José van Waveren (2005)

 

Samedi à Dijon

Samedi-matin, je n’étais pas loin
de ma destination, j’ai pris le train.
Qui m’a menée à côté de toi.
Qui m’a sourie et parlée tout bas.
Qui m’a donnée tant d’attention.
Comme j’ai souri de toutes tes questions.

Ensuite la ballade dans la ville de Dijon.
Toi, mon bon guide et toutes tes questions.
Ton regard pénétrant se fixait dans mon coeur.
Ô quel vertige, j’en avais peur.
Après les cafés à quoi bon se séparer?
Ô ne veux-tu pas m’emmener, m’embrasser?

Et voilà le jour après,
Tu m’as couru après.
A Paris nous avons poursuivi
notre court séjour, séjour d’amour.

Il ya longtemps de tout cela.
J’avais quoi 20 ans, toi un peu moins.
Une histoire d’amour à cause d’un train
et des yeux brun-foncés que j’ai tant aimés.

Et me voici, 20 ans ont passé depuis.
J’écris la chanson sur cet amour à Dijon.
Après tant d’années ça me fait toujours chanter.
Malgré le temps passé je n’ai rien oublié.
O te souviens-tu de ces tendres moments,
où l’on s’est aimé sans hésiter un instant?

On était jeune et tellement étourdi.
On vivait sans souci, on jouait de la vie.
Mais un jour enfin on en a fini.
On se stabilise et on se marie.
Ô comme j’aimerais encore prendre le train
pour changer de décor et se perdr’au matin.

© José van Waveren 1985/2005

 

Les premières amours

Dans un coin de mon cœur
j’ai gardé le souvenir secret
de mes premières amours
timides et tendres.
Le cœur plein d’idéaux
sur l’amour éternel.
Deux âmes enlacées
dans une alliance solennelle.

Les premières amours
sont les plus douces de toutes.
Je vous garde en mon cœur
Je vous aime en silence.
Où êtes-vous,
aujourd’hui comme hier.
Vous m’étiez toutes si chers.
Que vous êtes devenus?

L’amour d’aujourd’hui
est un peu plus terrestre
et un peu moins céleste
que les amours de ma jeunesse.
Et c’est voilà pourquoi
je rêve parfois
des amours d’autrefois.
D’amour sans promesses.

D’amour pur et serein
sans dépit et sans gêne.
Le cœur grand ouvert
sans blessures, sans réserve.
Ces doux souvenirs
me réchauffent le cœur.
Je ressens la pudeur
des premiers baisers.

Je vous ai gardé en moi
dans ce coin de mon cœur.
Vous restez là-bas.
Je vous garde en douceur.

© José van Waveren 2002/2004

 

Le magicien

Il est un magicien
Il fait chanter les autres
Il vit sur la terre
Mais il n’est pas des nôtres
Il est un visionnaire
Il vit dans un monde’ imaginaire
Où il nous invite
À partager ses rêves

Il est un magicien
Il fait chanter le monde
Il parcours des pays
Il vagabonde
Il invente des chansons
Il nous les chante, nous les chantons
Il colore la vie
Sur do ré mi fa sol la si

Il est un magicien
Il embellit le monde
A travers ses yeux
On découvre des contes
N’importe dans quel pays
Il nous réunit
Pour chanter en chœur
Sur do ré mi fa sol la si

Il est un magicien
Il fait tourner le monde
Il nous fait du bien
Il nous inonde
De ses mélodies
Il transforme la terre en paradis
Dans ces quelques heures
Où nous chantons en chœur

Mais soudain un jour
Il n’a pas apparu
On se sentait perdu
Partout dans les rues
Mais une nuit, comme une étoile
Il nous est apparu
Avec un clin d’œil il nous a souri
Et il nous a dit

Si vous êtes magicien
Vous allez changer le monde
Vous ferez du bien
En moins d’une seconde
Alors je vous invite
A chanter cette chanson
On le fait comme ça
Sur la la la la la la la

On le fait ainsi
Sur do ré mi fa sol la si

©José van Waveren 2007

 

Portrait d’un mariage

Il parl’économie il parle sport
Et elle, elle parle lune et les étoiles.
Il reste chez lui elle va dehors
Il boit sa petite bière
Et il lit son journal et puis s’endort

Pendant qu’elle parle aux arbres
Il regarde la télé
Il la trouve trop bavarde
Il préfère se taire
Mais elle, elle préfère rigoler

Ils partagent la maison
Ils partagent les enfants
Ils partagent la salle de bains
Ils partagent le jardin

Ils ne partagent plus le corps
Ni le cœur ni l’âme
Il se fuit dans l’alcool
Elle se fuit dans son travail
Parce que leurs mondes ne se correspondent pas.

Pourquoi ils ne vont pas se quitter
Elle dit que les enfants ont besoin d’eux
Jamais il n’la quittera parce qu’il l’aime, il dit
Et puis, il est heureux

Cependant leur vie passe
Tandis que les enfants grandissent
Ils vieillissent pas à pas
Les silences insupportables les étouffent
Un jour elle crie à haute voix:

”Pourquoi tu ne m’as jamais parlée? “
“Tu ne m’as jamais écouté”.
Après toutes ces années qu’ils se sont tus
L’amour a presque disparu.

Après tant de reproches
Lentement ils se rapprochent
Elle a toujours de l’amour
Pour cet homme taciturne
Qui lui jure il leur faut recommencer.

Comment finira cet histoire
L’avenir est toujours indécis
Peut-êtr’il faut une vie pour se connaître
Et on sera jamais fini.

©José van Waveren 2006

 

Chanson pour Liza

Mon cœur est lourd de ce chagrin.
Comment poursuivre mon chemin?
Tous les petits soucis quotidiens
Ne signifient plus rien.
La nouvelle trop cruelle
Que j’ai appris ce matin
Que ton corps te laisse sans ailes.
Comment vivre sans lendemain?

Il faut te battre si tu peux
On va t’aider si tu le veux.
Je prie le Bon Dieu de te guérir.
Je ne peux pas te voir souffrir.

Tout révolte en moi.
La vie passera sans toi.
Y’a cette bête qui te mange.
Bientôt tu seras un ange.
Mais toi, t’as tout l’espoir.
Tu fais de ton mieux de nous faire croire
Que tu règnes sur ta vie.
Quelle force, quell’ énergie.

Il faut te battre si tu peux.
On va t’aider si tu le veux.
Je prie le Bon Dieu de te guérir.
Je ne peux pas te voir souffrir.

Et voilà, tu n’es plus là.
Tu t’es battue comme un soldat.
Et toutes mes prières
T’ont pas gardé sur terre.
T’es partie tellement loin
De l’au-delà on ne sait rien.
Pourtant j’ai de l’espoir
Q’c’est pas Adieu mais au revoir

Tu as pris un nouveau chemin
Et le mal est déjà loin.
Tu nous a quitté pour de bon.
Voilà je t’offre ma chanson.

©José van Waveren 2004

 

La Comtesse

Quand je serai morte ils viendront à ma porte,
en pleurant mais surtout, ils viendront pour les sous,
que je n’aurai plus, car j’aurai tout bu.
Ils ne m’ont jamais vue quand je voguais les rues.

Ils m’ont seulement connue comme la Comtesse.
Celle de la charité et de la sagesse.
Celle qui avait le bon coeur pour les minorités,
les noirs, les pédés, les clochards, les déprivés.

La riche dame pauvre sans amant, ni enfant,
qui s’est identifiée avec les mendiants,
qu’elle a soignés dans la rue avec la soupe de Noel.
C’est là où j’m’suis perdue dans les yeux de Joel, lalala etc.

Joel, d’une trentaine d’années.
Un bon-à-rien, un charmeur, un drogué.
Il m’a séduite un jour, il m’a appris l’amour.
Et puis il m’a appris le vin,
c’était le début de la fin
de ma vie de comtesse,
qui donnait de sa richesse.
Les nuits on rôdait les rues,
la tête et le coeur perdus.

Une nuit en buvant un bon coup.
Il m’a laissée en prenant mes sous.
Il m’a ruinée, j’étais épuisée
Et puis il m’a volée le bonheur,
j’ai failli perdre mon coeur.
Et moi, la pauvre comtesse,
toute seule dans la détresse.
J’ai failli crever parmi les sans-foyer.

Je me suis reprise et j’ai refait ma vie.
J’ai laissé cet histoire dans un coin d’ma mémoire.
Et j’ai recommencé à donner mon coeur
aux moins fortunés en manque de bonheur.

Ce ne sont pas les sous qui nous rendent heureux
C’est seulement l’amour qu’on donne aux malheureux
Et c’est voilà pourquoi à mon dernier jour
dans mon testament y’ aura pas d’argent, mais,
IL Y AURA DE L’AMOUR.

© José van Waveren, 2003

 

L’équilibre fragile

Plus rien n’est sûr dans l’existence
J’ai perdu la foi et l’espérance.
J’ai perdu l’amour, mon coeur est en exil
L’équilibre trop fragile.

Souvent je pense à l’innocence
Aux jours heureux de mon enfance
Y’avait tant de joie et de bonheur en moi
Ô tendres années d’insouciance.

Et voilà je sais pourquoi il y’a ce vide en moi.
Je n’ose pas l’avouer mais c’est à cause de toi.
Car j’ai besoin de toi et tu es loin de moi.
Alors j’ai les mains vides, les yeux humides
Et le coeur avide.
Apaises-moi, mets-moi à l’aise toi.
Amour invisible, amour difficile.

Comment retrouver la balance
Quand l’amour est à distance?
Tu me cherches de loin, je t’offre mes refrains.
On s’aime dans l’absence.

Mais bientôt on se retrouve
Et nos coeurs s’entrouvrent
Un regard de tes yeux verts et je vois tout l’univers
En toi, je me redécouvre.

© José van Waveren (2005/2006)

 

Dimanche à la campagne

Les p’tits canards dans le parc
Marchent et jouent autour des arbres
Et le grand cygne noir
Veille sur eux, viens les voir

Au loin il y’a une cloche qui sonne
C’est le dimanche quelques personnes
Vont à la messe puis au café
Et ensuite le déjeuner

Avec les grands-parents
et tous les petits-enfants
Autour d’la table réunis
Mais les amoureux s’enfuient

Dans le blé à la campagne
Jeanne et Jacques s’en vont
Ivre de vie et du bon vin
À l’amour ils s’abandonnent
Le vent leur souffle des mots doux
Le soleil leur sourit
Les fleurs des champs leur servent de lit
Et quelques mois plus tard
Le voilà le p’tit Bernard
Qui va avec ses parents
Et bien sûrles grands-parents

Voir au parc les p’tits canards
Et aussi le cygne noir
Et dans quelques années
Pendant le déjeuner………

Lui à son tour dans le blé
Avec Mad’leine ou Marianne
Cueillera les fruits d’amour
Sous le soleil et sous le vent
Qui soufflera les mêmes mots doux
Lorsque ses parents
Il y a bien longtemps

Et ainsi va la vie
Y’aura toujours des canards
Dans le parc des cygnes noir
Et de p’tits Bernard pour les voir

©José van Waveren 2007

 

Après le concert (dédiée à Barbara)

Après le concert elle rentre chez elle
Dans son cœur l’amour de son public fidèle
Mais seule dans la nuit
Il n’y a que le bruit
de ses pas dans la rue
Personne ne l’a reconnue

Personne ne la voit
Personne ne l’attend
Sauf le chien et le chat
Sont contents qu’elle soit là
Car l’homme de sa vie
Depuis longtemps est parti

Après le concert elle se retrouve seule
Une fois démaquillée
Et tous les fans rentrés, chez eux
Elle prend l’autoroute
Et son cœur se remplit de doutes sur sa vie
Elle n’en a pas fini

Son âme tourmentée
Elle reste enfermée
Elle n’ouvre son cœur
Que sous les projecteurs
L’incertitude lui tourmente
Seule sur la scène elle est confidente

Il y a bien longtemps
Elle avait tant d’amants
Et parmi ceux-ci
Y’avait l’homme de sa vie
Il la voulait juste pour lui
Il enviait son public
Mais elle a choisi la musique

Après chaque concert elle ressent la gloire
Mais au fond d’elle
Y’a ce grand désespoir masqué
Elle a payé le prix
Elle a sacrifié toute sa vie et l’amour
Qui lui manque toujours

Elle n’aurait pas pourtant
Pu faire autrement
Car l’amour de sa vie
Est toujours la musique
Elle sait que personne
Ne peut lui donner ce qu’lui donne son public

©José van Waveren 2007

 

Comment ça va?

Comment ça va?
Je te le dis ces jours-ci
La vie est un peu grise
Comment ça va?
Je te le dis
Aujourd’hui je suis
un peu soumise
Comment ça va?
Je te le dis ces jours-ci
La vie est un peu grise

Je te demande
Serres-moi fort
Pour que je me sente
Un peu vivante
Je me sens morte, je me sens froide
Je me sens laide
Faut que tu m’aides

Alors redonnes-moi la joie
Comme tu faisais autrefois
Fais-moi rire comme avant
Pour que l’on s’aime avidemment
Si tu chasses cette lassitude
Ma gratitude sera infiniment grande

Autrefois, toi et moi
Une amour sans frontières
Pour la vie entière
Maintenant, comme avant
Refêtons la vie
En s’aimant à la folie.

Comment ça va?
Je te le dis aujourd’hui
La vie n’est plus grise
Comment ça va?
Je te le dis aujourd’hui
Je n’suis plus soumise
Comment ça va?
Je te le dis aujourd’hui Merci
Je m’suis remise
Tu m’as reconquise!

©José van Waveren 2007